Le Mexique s’oppose au plan des États-Unis concernant le droit d’asile

Le Mexique s’oppose au plan des États-Unis concernant le droit d’asile

juillet 14, 2018 0 Par Barbara

Selon une source d’information, Le Mexique s’oppose à la demande des États-Unis concernant l’obligation des demandeurs d’asile dans le pays à présenter une requête au Mexique.

L’accord sur les tiers pays sûrs proposé par l’État Américain

Les responsables américains croient qu’un traité connu sous le nom d’accord sur les tiers pays sûrs pourrait avoir un effet dissuasif sur les milliers de personnes d’Amérique centrales. Ces personnes traversent le Mexique chaque année pour demander l’asile aux États-Unis, bloquant ainsi les tribunaux de l’immigration et causant des soucis à l’administration du président américain Donald Trump.

Selon le Ministre Mexicain des Affaires étrangères Luis Videgaray, le Mexique considère le traité comme une ligne rouge qu’il ne franchira pas malgré la pression croissante des États-Unis pour qu’il accepte cet accord. De plus, il a insisté sur le fait que son pays n’est pas en mesure d’accepter un accord sur les tiers pays, comme les États-Unis l’ont déjà proposé à d’autres occasions.

La proposition de pays tiers sûr obligerait les demandeurs d’asile qui arrivent à la frontière des États-Unis via le Mexique à présenter une demande de séjour, probablement en tant que réfugiés au sud de la frontière.

En fait, quelque 2 000 enfants étrangers qui ont été enlevés à leurs parents récemment dans le cadre politique de tolérance zéro de Trump contre l’immigration illégale ont été séparés de leurs parents, demandeurs d’asile aux États-Unis.

L’arrivée de Lopez Obrador ne changera pas la donne du Mexique

En fait, pendant le mandat de Luis Videgaray, le Mexique est devenu de plus en plus disposé à coopérer avec les États-Unis sur certaines questions. Ce qui fait partie d’une stratégie visant à obtenir des faveurs de Washington, selon de hauts responsables américains et mexicains. Ils espèrent obtenir une renégociation bénéfique de l’Accord de libre-échange nord-américain.

Les États-Unis espèrent consolider l’amélioration de la coopération en matière d’immigration et de sécurité avant que le gauchiste Andres Manuel Lopez Obrador soit élu comme président mexicain en décembre.

Alors que Lopez Obrador dit qu’il veut de bonnes relations avec les États-Unis, le leader nationaliste est un défenseur à long terme des droits des migrants. De plus, il est moins susceptible d’accepter le pacte d’asile.

Le département d’État américain a renvoyé les questions au département de la Sécurité intérieure, qui ont demeurées sans réponse.

L’ambassadeur du Mexique aux États-Unis, Geronimo Gutierrez, a déclaré que son pays est intéressé par le fait que le Mexique et les États-Unis font face à une forte augmentation des demandes de réfugiés et s’attaquent aux causes profondes de la migration par le développement.

En effet, une réunion est en cours entre des représentants mexicains et américains concernant ces questions afin d’identifier et de développer des domaines de coopération.

Le Vendredi 13 juillet, Videgaray et Lopez Obrador rencontreront le secrétaire d’État américain Mike Pompeo lors de sa visite au Mexique.

Le ministère des Affaires étrangères du Mexique a refusé de dire si la proposition d’asile serait à l’ordre du jour de ces réunions.

Lopez Obrador devrait suggérer lors de la réunion que les États-Unis aident à réduire la migration en aidant à créer de meilleurs niveaux de vie au Mexique et en Amérique centrale.