La hache de guerre et maintenant enterrée entre les deux candidats à la présidentielle de 2012. Le président sortant, Nicolas Sarkozy, avait convié hier François Hollande à la cérémonie de la commémoration sur la tombe d'un soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile, à Paris.
Le site Internet du "Figaro" révèle aujourd'hui que le nouveau président de la République des Français est même aller jusqu'à plaisanter avec Nicolas Sarkozy lors de la cérémonie du 8 mai. En effet, alors que le président sortant s'était attardé avec le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, Nicolas Sarkozy a confié à François Hollande "Nous avons un enfant...", lui faisant part que Jean-Pierre Bel et lui-même sont tous deux de jeunes pères depuis quelques mois. "Ensemble ?", l'interrompt le nouveau chef de l'Etats avec humour. Jean-Pierre Bel lui a alors indiqué avec humour "Non séparémennt mais nous avons (choisi) les mêmes prénoms" puisque l'ancien chef de la république et le président du Sénat ont tout deux appelé leur fille Giulia et Julia.
C'est une surprenante décision qu'à annoncé Éric Besson !
Très actif sur le réseau social "Twitter", l'ancien ministre de l'UMP chargé de l'industrie, de l’Energie et de l'Économie numérique, a annoncé hier qu'il avait pris la décision de supprimer son compte qui comptait 58 000 followers : "Chers followers. Ce compte sera fermé dans quelques instants. Je reviendrai sur Twitter dans quelques jours... ou quelques mois. Inch'Allah", a-t-il écrit.
Il faut dire que le compte d'Eric Besson a plus d'une fois dérangé le sommet de l'Etat avec ses observations personnelles de la vie de politique. Après l'annonce de son départ, l'humoriste Stéphane Guillon s'est empressé de répondre à son message d'au revoir en lui écrivant : "Il y a 10 minutes, Besson a fermé définitivement son compte Twitter. Que de bonnes nouvelles depuis hier… presque envie de pleurer".

Des vacances au soleil bien méritées !
Dès la passation de pouvoir le 15 mai prochain, Nicolas Sarkozy a décidé de s'enfuir de l'agitation parisienne pour s'accorder des vacances en famille au Cap Nègre avec Carla Bruni et sa petite fille Giulia. D'après la journaliste du quotidien "Le Parisien" l'ancien chef d'Etat a une envie de "couper et se mettre au vert" après une campagne 2012 extrêmement difficile.
Le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier, a annoncé hier que le président sortant ne mènera pas la bataille des législatives en juin prochain et a décidé de quitter la vie politique. D'après le Parisien, Nicolas Sarkozy aurait décidé de revenir à son premier métier, celui d'avocat. Ses équipes seraient d'ores et déjà en train de rechercher un bureau à Paris afin d'ouvrir son cabinet dès la rentrée de septembre.
Battu à l'élection présidentielle de 2012 par François Hollande, Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà annoncé à ses anciens ministres qu'il ne serait "plus jamais candidat de la république" et qu'il quitterait la direction du parti de l'UMP. Un ministre présent à la réunion à l'Élysée, peu avant 20 heures hier, dimanche 6 mai 2012, vient de relayer les paroles de Nicolas Sarkozy : "Ne vous divisez pas. Il faut gagner la bataille des législatives. Elle est gagnable. Le score est honorable. Je ne mènerai pas cette campagne", a-t-il affirmé.
Engagé en politique depuis la fin des années 70, Nicolas Sarkozy a été maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, président du conseil général des Hauts-de-Seine, ministre, président de l'UMP et enfin président de la République Française.
Lors du défilé du 1er mai, Jean-Luc Mélenchon était au coeur du cortège parisien pour militer avec les travailleurs où les médias étaient eux aussi de la partie pour l'interroger. Lorsqu'une équipe du "Petit Journal" de Canal+ a demandé au président du Frond de Gauche ce que représentait pour lui le 1er mai, celui-ci l'a envoyé valser en la qualifiant de "fachos" avant de demander à la sécurité de virer "la vermine du Front National"...
Regardez la séquence à partir de 9min 45s :
Baghdadi Ali Al-Mahoudi, l'ex chef du gouvernement lybien actuellement détenu en Tunisie, "confirme qu'il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu'un financement a bien été reçu par M. Sarkozy", rapporte Mediapart !
Ses avocats ont en effet confirmé l'existence de la note dévoilée par Mediapart le 28 avril et signée par l'ancien chef des services secrets libyens. Me Bechir Essir a déclaré à la presse : "Mouammar Kasdhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont finacé la campagne électorale de Sarkozy", précisant que le montant débloqué était de 50 millions d'euros. En 2006, M. Al-Mahmoudi aurait validé le principe d'un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye.
Cependant, hier, le chef Conseil National de Transition (CNT), au pouvoir en Lybie depuis la chute du défunt dictateur lybien, a estimé que la lettre promettant un financement lybien au candidat de l'UMP lors de la présidentielle de 2007 semblait "fausse et fabriquée", a affirmé Mustapha Abdeljalil, en référence à une note publiée par le site d'information Mediapart. Le chef du CNT a ensuite ajouté : "Nous avons vu la lettre et nous n'avons retrouvé aucune référence à cette lettre dans les archives libyennes".
Bien évidement, la publication de cette note a déclenché une tempête politique en France à trois jours du second tour de l'élection présidentielle. Le président sortant a dénoncé une "infamie" et a porté plainte contre le site Mediapart pour "faux et usage de faux", conduisant le parquet de Paris à ouvrir une enquête.
Invité ce matin sur RMC et BFMTV, Nicolas Sarkozy a répondu à la question "Y a-t-il trop d'immigrés en France?", par "Oui, notre système d'intégration ne fonctionne pas, ayant accueilli trop de monde. Nous avons paralysé notre système d'intégration". Des propos intolérables pour l'association "Sos Soutien ô Sans Papiers" qui a annoncé ce mardi son intention de porter plainte pour la président sortant pour "provocation à la haine raciale".
Interrogé sur cette plainte, le président de l'association de défense des sans papiers, Rodolphe Nettier, a indiqué : "L'irresponsabilité pénale du chef de l'état est presque totale. Cependant, les propos tenus ce matin (...) ne l'ont pas été en tant que président, mais en tant que candidat et peuvent donc faire l'objet de poursuites un mois après la cessation de ses fonctions. Les militants associatifs estiment que ces propos s'inscrivent "dans la tradition de l'extrême droite qui, partout en Europe, depuis le XXe siècle, fait de l'étranger l'éternel bouc émissaire de toutes les crises."
Il y a quelques mois l'association avait attaqué en justice Claude Guéant et Brice Hortefeux pour des propos similaires.
Le député écologiste Raymond Avrillier révéle aujourd'hui que Nicolas Sarkozy et l'Elysée auraient commandé 264 sondages entre juin 2007 et juillet 2009 pour la modique somme de 6,35 millions d’euros. Avec l’appui de ces documents obtenus grâce à une loi favorisant l’accès aux documents administratifs, le député écologiste révéle que le président sortant aurait effectué de nombreuses enquêtes concernant des sujets sur le quotidien des français mais également des sujets sur lui-même
Raymond Avrillier affirme obtenir des documents qui prouvent des sondages réalisés sur les élections présidentielles ainsi que d'autres plus personnels. En 2008, Nicolas Sarkozy aurait posé aux français cette question afin de savoir que pensent les français de son mariage : "Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni ?"
L'an dernier un rapport de la Cour des comptes avait critiqué ouvertement la Présidence pour ses abus d'études d’opinion.
Dans quelques semaines auront lieux les élections législatives, l'occasion pour la présidente du Front National de se confier dans une longue interview pour le "JDD". Arrivée à la troisième place de l'élection présidentielle de 2012 avec un score de 18%, Marine Le Pen espère avec son parti récupérera le plus de sièges à l'Assemblée National lors des élections législatives.
"Si on arrive à l'Assemblée nationale, on va tout casser! Les habitudes, les compromissions, les complicités…On dira tout aux Français, on va montrer tout ce qui est en train de s'y passer. Et on influera de manière considérable sur les débats. Je suis là pour casser cette politique nuisible. Vous croyez que je vais dire à mes électeurs que j'arrive à l'Assemblée et que je vais m'enfoncer dans mon petit fauteuil? Non. Regardez le pouvoir qu'on a sans y être. Imaginez le pouvoir qu'on peut avoir en y étant. Je peux vous dire que ce sera quelque chose. Et ils (les députés, Ndlr) savent bien, même si nous n'avons qu'un seul, que celui-ci fera ce qu'ils font à cent.", a-t-elle affirmé.
Nous vous l'annoncions ce matin, Dominique Strauss-Kahn a relancé dans un interview la thèse du complot politique sur l'affaire du Sofitel de Manhattan dans laquelle il est accusé d'agressions sexuelles sur Nafissatou Diallo. Le président sortant, Nicolas Sarkozy, a répondu aux accusations de l'ancien directeur général du FMI cet après-midi lors d'une réunion publique à Clermont-Ferrand et a demandé à DSK de "s'expliquer avec la justice" et "d'épargner aux Français ses commentaires".
"Trop, c'est trop ! Je dis à M. Strauss-Kahn expliquez-vous avec la justice et épargnez aux français vos commentaires", a déclaré Nicolas Sarkozy.
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